QVT et bien-être au travail, quelles sont les différences ?

Publié le
23 juillet 2020

La Qualité de vie au travail (QVT) renvoie aux conditions et aux caractéristiques du travail qui contribuent à la motivation, la performance et la satisfaction au travail. L’Accord National Interprofessionnel (ANI) signé le 19 juin 2013 définit la QVT « […] comme un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué […]. » L’approche QVT est une convergence entre la performance économique et les rapports humains dans l’entreprise.

Cet accord n’est plus en vigueur depuis avril 2017, cependant, il sert de référence à améliorer la Qualité de Vie au Travail.  Le cadre juridique de la QVT est réglementé par le biais de négociation dans les entreprises issues des lois Rebsamen et El Khomri. Ce nouveau cadre impose aux entreprises d’au moins 50 salariés, une négociation périodique sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et sur la QVT (art.L.2242 et L.2242-17).

7 points de négociations rendus obligatoire depuis le 1er janvier 2017

  • Équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle pour les salariés.
  • Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.  
  • Discrimination en matière de recrutement, d’emploi et d’accès à la formation professionnelle.
  • Insertion professionnelle et maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés.
  • Définition d’un régime de prévoyance et d’un régime de remboursements complémentaires de frais de santé.
  • Exercice du droit d’expression directe et collective.
  • Déconnexion par le salarié des outils numériques pour le respect des temps de repos et de congé.

Le bien-être au travail fait référence à un sentiment général de satisfaction et d’épanouissement dans et par le travail. C’est le sens donné au travail et à son contexte d’exécution qui va générer un sentiment de bien-être au travail.

Il y a des dérives dans l’utilisation du terme bien-être au travail, par exemple avec l’apparition de fonctions du type « chef Happiness Oficier » ou « responsable du bonheur » en entreprise principalement associé au dialogue social. Ces nouveaux postes n’ont aucune volonté à faire évoluer les pratiques organisationnelles et managériales.

Mettre en place une politique de bien-être au travail dans l’entreprise est un vecteur de performance, de cohésion sociale et de santé mentale. Le bien-être au travail vise à construire les conditions organisationnelles d’une performance globale, respectueuse de la santé des salariés, favorisant la motivation à long terme.

Les concepts de bien-être au travail et de Qualité de Vie au Travail véhiculent des préoccupations pour les entreprises qui dépassent la sphère de la prévention des risques professionnels. Le sens donné au travail, le sentiment d’équité, l’équilibre la vie professionnelle, vie privée, mais aussi le maintien des compétences et la motivation tout au long du parcours professionnel sont des enjeux qui sont perçus comme complémentaires des questions de santé. Ces ouvertures vont dans le sens de la recherche d’une performance globale de l’entreprise qui inclurait les enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux liés à l’activité économique.

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